Contenu du jeu
1 coffret en bois à deux compartiments + 54 cartes (52 cartes et 2 jokers) + 5 dés en bois. Prévoyez un papier et un crayon pour les scores.
Le but du jeu
Avoir toujours de quoi jouer sous la main. Voici trois classiques pour commencer.
LE YAM’S (2 joueurs et plus, 5 dés) : chacun son tour, on lance les 5 dés jusqu’à 3 fois, en gardant ceux que l’on veut entre les lancers. On inscrit ensuite le résultat dans une case libre de sa feuille de score : total des 1, des 2… des 6 ; brelan et carré (somme des dés) ; full (brelan + paire, 25 points) ; petite suite (4 dés qui se suivent, 30) ; grande suite (5 dés, 40) ; yam’s (5 dés identiques, 50) ; chance (somme des dés). Une case déjà utilisée ne peut plus servir : si aucune ne convient, on barre une case. Après 13 tours, le plus haut total gagne. Bonus de 35 points si les cases 1 à 6 totalisent au moins 63.
LE 421 (2 joueurs et plus, 3 dés) : on pose 21 jetons (ou allumettes) au centre. Chacun son tour, jusqu’à 3 lancers pour faire la meilleure combinaison : 4-2-1 est la plus forte, puis les triples (1-1-1 le plus fort), puis 1-1-x, puis les suites, puis les autres. Le joueur qui a la combinaison la plus faible ramasse des jetons (autant que la valeur de la combinaison gagnante, de 1 à 10). Quand le pot est vide, on rejoue pour se débarrasser de ses jetons : le dernier à en avoir a perdu.
LA BATAILLE (2 joueurs, les 52 cartes) : on distribue toutes les cartes, face cachée. Ensemble, chacun retourne la carte du dessus de son tas : la plus forte remporte les deux (l’as est la plus forte, puis le roi, la dame, le valet, le 10… jusqu’au 2). En cas d’égalité, c’est la bataille : chacun pose une carte face cachée puis une carte face visible, et la plus forte emporte tout. Le joueur qui réunit toutes les cartes gagne.
Et aussi : le pouilleux, la crapette, le rami, le kems, le poker des dés… toutes les règles se retrouvent en un instant, et le coffret se glisse dans une poche.
Les origines du jeu de cartes et des dés
Les cartes à jouer sont arrivées en Europe au XIVe siècle, venues d’Orient par l’Italie. En France, on les connaît dès 1377, date d’une ordonnance parisienne qui interdit d’y jouer les jours ouvrables ; en 1392, un certain Jacquemin Gringonneur est payé pour trois jeux de cartes dorées destinés au roi Charles VI, dont rien n’a survécu. La grande invention française vient vers 1480 : les quatre enseignes que nous utilisons encore, pique, cœur, carreau et trèfle. Elles ne demandent que deux couleurs d’encre, le noir et le rouge, ce qui rend les cartes bien moins chères à fabriquer que les enseignes allemandes ou espagnoles. Au XVIe siècle, Rouen et Lyon deviennent les deux grands centres d’exportation, vers l’Angleterre, les Pays-Bas et l’Allemagne, et la France reste le premier fournisseur de cartes d’Europe pendant deux siècles. Le jeu de 52 cartes de ce coffret descend en droite ligne des cartes rouennaises ; les deux jokers sont un ajout beaucoup plus récent.
Les dés sont bien plus vieux encore. Les plus anciens connus ont été trouvés dans la « cité brûlée » de Shahr-e Sokhteh, en Iran, avec un jeu proche du backgammon, et datent d’environ 2800 à 2500 avant notre ère ; des dés en os de la même époque ont été exhumés à Skara Brae, en Écosse, et un dé en terre cuite de Mohenjo-daro, dans la vallée de l’Indus, a déjà ses faces opposées qui totalisent 7, comme les nôtres. Les Romains, grands joueurs de dés malgré l’interdiction des jeux d’argent, utilisaient des tesserae numérotées de 1 à 6. Le mot « dé » lui-même vient du latin datum, « ce qui est donné ». Un jeu de cartes et cinq dés dans une boîte en bois : c’est à peu près tout le patrimoine ludique de l’humanité qui tient dans une poche.
L’histoire complète des cartes à jouer et des dés, des cartiers de Rouen aux tesserae romaines, fera l’objet d’un article dans notre Chronique ludique.
Questions fréquentes sur la boîte de cartes et dés
À quels jeux peut-on jouer avec les 5 dés ?
Au Yam’s d’abord, qui utilise les cinq dés et une feuille de score, et au 421, qui n’en demande que trois et 21 jetons ou allumettes. Les mêmes dés servent aussi au 10 000, au poker des dés et à toutes les variantes de « stop ou encore ». La notice décrit le Yam’s et le 421 ; les autres règles se trouvent en un instant.
Comment marque-t-on les points au Yam’s ?
Chacun son tour, on lance les 5 dés jusqu’à 3 fois, en gardant les dés que l’on veut entre les lancers, puis on inscrit le résultat dans une case libre : total des 1, des 2, jusqu’aux 6 ; brelan et carré, qui valent la somme des dés ; full, 25 points ; petite suite de 4 dés, 30 ; grande suite de 5 dés, 40 ; yam’s, 50 ; et la chance, somme des dés. Une case ne sert qu’une fois : si rien ne convient, on en barre une. Après 13 tours, le plus haut total gagne, avec un bonus de 35 points si les cases 1 à 6 totalisent au moins 63.
Quel est l’ordre des combinaisons au 421 ?
Le 4-2-1 est la combinaison la plus forte. Viennent ensuite les triples, avec 1-1-1 en tête, puis les combinaisons 1-1-x, puis les suites, puis tout le reste. À chaque manche, le joueur qui a la combinaison la plus faible ramasse des jetons, autant que la valeur de la combinaison gagnante, de 1 à 10. Quand le pot de 21 jetons est vide, on rejoue pour s’en débarrasser : le dernier à en avoir a perdu.
Que se passe-t-il en cas d’égalité à la bataille ?
C’est la « bataille » proprement dite : chaque joueur pose une carte face cachée, puis une carte face visible, et la plus forte de ces deux cartes visibles emporte toutes les cartes posées. Si c’est encore une égalité, on recommence. L’as est la carte la plus forte, puis le roi, la dame, le valet, le 10, et ainsi de suite jusqu’au 2. Le joueur qui réunit toutes les cartes gagne.
Quels jeux de cartes à deux joueurs ?
La bataille, bien sûr, qui se joue avec les 52 cartes et se comprend en une minute. Puis la crapette, un duel de rapidité et de rangement ; le rami et le pouilleux se jouent aussi très bien à deux, comme le kems à quatre en équipes. Les deux jokers servent au rami, où ils remplacent n’importe quelle carte ; on les écarte pour la bataille.
Peut-on jouer seul avec la boîte de cartes et dés ?
Oui. Avec les cartes, toutes les réussites, ou patiences, se jouent en solitaire. Avec les dés, le Yam’s se pratique très bien seul, en essayant de battre son propre record : c’est d’ailleurs la meilleure façon d’apprendre à choisir quels dés garder.
À partir de quel âge, et combien de temps dure une partie ?
Dès 4 ou 5 ans pour la bataille, où il suffit de comparer deux cartes, et un peu plus tard pour le Yam’s et le 421, qui demandent de compter et d’additionner. Selon le jeu choisi, une partie dure de 10 à 20 minutes : une bataille peut être longue, un 421 se joue vite. Le coffret se joue seul ou à plusieurs, sans limite de joueurs pour les jeux de dés.


